Traduction de l'interview de Bjorn Lomborg par le journaliste John Allemang

interview de Bjorn Lomborg

Traduction de l'interview de Bjorn Lomborg par le journaliste John Allemang

publiée dans le Globe and Mail du vendredi 27 novembre et actualisé le mardi 01/12/2009

Anciennement professeur de statistiques au Danemark, le professeur Bjorn Lomborg a soulevé une tempête de controverses lorsqu'il publia en 1998 « l'environnementaliste sceptique » qui fut attaqué par les savants àcause du calcul cout-benefice du protocole de Kyoto qu'il contient, mais aussi loué par sa volonté de defier l'orthodoxie environnementaliste.

Le Docteur Lomborg a publié un nouveau livre « la refroidir » une dizaine d'annéee plus tard et il est maintenant le directeur du « centre danois du consensus » qui explore comment obtenir le mieux de ressources économiques limitées. Le premier décembre il a pris part au débat Munk organisé a Toronto au Canada ou John Allemang l'a rencontré.

A quoi ressemble le sommet de Copenhague qui s'annonce dans votre perspective?
Nous essayons de couper les émissions de gaz carbonique de façon dramatique, car nous avons essayé cette approche pendant les 20 dernières années et elle n'a pas fonctionnée. Au sommet de la terre en 1992 a Rio les pays de l'OCDE avaient promis de ramener les émissions de gaz à effet de serre au niveau de 1990, avant l'année 2000. Nous avons dépassé l'objectif de 12%.Puis à Kyoto en 1997, nous avons promis 5,2% plus bas que 1990 avant 2010 ce que nous avons depassé dejà de probablement 25%.
C'est pourquoi je suis déçu que nous ne soyons pas en train d'essayer autre chose de plus intelligent à Copenhague.Ca semble une prédiction sure que nous en serons au même point en 2019, ca alors! D'avoir coupé les émissions n'a pas mieux fonctionné la troisième fois.
Pourquoi pensez vous que le cycle se répète?
Pour les politiciens, c'est une façon de dire qu'il promettent de bons trucs: couper les émissions de 10, non 20, non de 30% pensez donc! C'est à cela qu'on applaudi, pas au fait de savoir si la marchandise a été livrée comme elle a été promise.Ainsi nous avons à trouver une approche qui rende plus facile aux gens d'entreprendre quelque chose dès maintenant.
Dans un sens les promesses politiques semblent naturelles: puisque nous avons un problème de CO², coupons le CO². Mais ca ce revele incoyablement difficile. Tous les encouragements jusqu'à présent vont à l'idée de rendre les fuels sales si chers que nous ne pouvons pas les utiliser.Mais ca n'a jamais été jusqu'à fonctionner parce que les gens ne veulent pas voter pour un gouvernement qui rend les carburants chers.
Au contraire ce qui marcherait serait de rendre les technologies propres bon marché: tu résolveras le problème du réchauffement climatique non pas parce que tu seras forcé ou parce que tu es vert, mais simplement parce que l'energie du soleil sera moins chère que l'energie fossile jusqu'à ce que chacun bascule en sa faveur.
Cela peut prendre du temps pour y arriver. Mais entretemps tu proposes ce que tu appelles un ensemble de suggestions réalistes pour réduire le réchauffement général.
Ca consiste à produire des solutions à court terme qui ont un impact réel. Par exemple nous estimons qu'en 2050 80% des gens vivront dans des villes. Nous pouvons donc des maintenant rendre le monde meileur et plus respirable à un coût très bas en peignant les rues de couleurs, en plantant des arbres dans les espaces verts et en ajoutant les structures convenables pour l'eau.
Mais nous avons aussi besoin de solutions à long terme. Et il me paraît evident que cela signifie l'énergie solaire simplement parce l'énergie qui vient du soleil est omniprésente plus que toute autre. En ordre de grandeur on peut dire que l'énergie que le soleil nous fournit pendant une heure est celle dont l'humanité a besoin pendant un an.
Donc qu'aimeriez vous qu'il se passe a Copenhague?
Nous devrions investir dramatiquement plus, disons 0.2% du GDP (produit national brut) chaque année en recherches et developpement vers les technologies des energies verte.. Ce serait 50 fois plus que ce que le monde dépense à présent , quoique encore ca couperait le prix de Kyoto par deux et le cout de tout ce qui peut ressortir d'un nouveau traité de Cpernhague par encore plus.
Les gens me disent que nous ne devrions pas être des négateurs de la science du climat, et je suis d'accord. Mais de la meme façon les gens ne devraient pas être des negateurs de l'économie du climat.Et en établissant les données nous sommes sur le point d'affirmer que si nous voulons limiter la hausse de temperature a deux degres en coupant les emmisions de gazs a effet de serre ca risque de nous couter au final 13% de notre produit national brut.Et le bénéfice sera que pour chaque dollars que nous aurons depensé nous aurons fini par devoir mettre deux centimes de valeur pour les dégats climatiques. C'est une façon de faire incroyablement mauvaise.
Au contraire si nous dépensons l'argent en l'investissant dans la recherche et le développement des technologies d'energie verte pour chaque dollars que vous depenz vous parvenez à eviter de depenser 11 dolars de degats climatiques. Et ainsi vous parvenez à la fin en faisant 500 fois mieux.
La plupart des discussions dans les cercles du changement climatique concernent le futur de la planète mais vous préferrez argumenter sur les besoins actuels des hommes.
Faites un tour dans le monde et voyez ce que les gens demandent: ils ne se soucients pas de ce que la hausse de la température causera comme problèmes dans cent ans si à présent leurs enfants ne peuvent pas obtenir de formation, ne peuvent otenir assez à manger, si ils sont susceptibles de mourrir de maladies ou d'infections faciles à soigner.
C'est vrais que leurs vies et la vie de leurs enfants et de leurs petits enfants sera plus dure avec le réchauffement climatique. Mais il ont des problèmes bien plus gros dès maintenant. Si vous vous y attaquez à ces problèmes il y a des chances qu'ils deviennent plus riches, plus robustes et bien plus capable de faire face à tous les autres ennuis dans lesquels ils seront précipités dans le futur.
Al Gore parle de la Malaria qui sera dominante dans un monde plus chaud, ce qui est probablement vrai, -faisons l'hypothèse d'une hausse de la malaria de 3% d'ici la fin du siècle. Mais il y a 1OO% de la malaria dans certains lieux sous nos yeux au sujet desquels nous pouvons agir avec facilité. C'est pourquoi affecter toutes nos ressources et se concentrer pour eviter 3% de malaria dans 100 ans ne paraît pas rationnel: la plupart des gens qui sont en train de mourir de la malaria s'en foutent si ils sont en train de mourir dans l'excitation d'un combat contre le rechauffement climatique ou seulement de la bonne vielle variété.
Bien que vous ne soyez pas un négateur du changement climatique vous créez la controverse en mettant en valeur les avantages du rechauffement climatique .
C'est important de dire qu'il y aura plus de difficultés que d'avantages avec le réchauffement climatique. Mais ca a du sens que nous devrions exploiter aussi les bénéfices du réchauffement climatique-que moins de gens mourrons du froid par exemple- en même temps que nous essayons de traiter les problèmes que nous avons engendrés tels que des morts provoqués par des canicules exceptionnelles. En ne parlant pas d'une partie de l'équation cela signifierait que nous accepterions une approche biaisée d'une bonne politique.
Vous avez écrit au sujet des appels hystériques du mouvement environnemental pourquoi vous considériez comme urgent de s'engager derrière Al Gore et non derrière vous?
Dans beaucoup d'endroits du monde, dont l'Europe nous n'avons plus de religion, nous ne croyons pas en dieu, nous bénéficions du bien être d'un etat social-democrate, ce qui signifie que nous avons éliminé les inégalités excessives, de telle sorte il n'y a rien d'évident à gauche pour lequel il soit évident de combattre. Cela fait de l'environnement l'une de ces bonnes choses évidente pour laquelle chacun peut dire qu'il est pour et et obtenir tout une serie d'adhésions immédiates.
Un de mes amis m'a dit, au sujet d'un rendez vous qu'il a eu avec une fille, qu'il a du décidé entre dire qu'il me connaissait ou coucher avec la fille. Je vois tres bien son dilemme
Ainsi vous etes le dernier empecheur de tourner en rond?
Yeah; je ne lui reproche pas d'avoir menti à mon sujet. C'est une chose tellement évidente que dire « je desire le bien ». Et je suis l'emmerdeur qui intervient: « de combien ca nous aiderait a l'heure qu'il est? Combien ca coute de realiser cela? »
Je me sens encouragé de ce que tant de gens veulent faire le bien. Mais je voudrais être sur que nous somme capable de le mener a bien, et de reconnaître aussi d'autre type de bonnes actions -pas seulement celle qui consiste à couper les émissions de gaz, mais aussi le bien qui s'attache au temps que vous avez pris pour empecher les gens de mourir du SIDA, de la malaria ou de l'absence de nourriture.
C'est le genre de choses que j'aimerais rendre sexy. Je veux que mon ami dise qu'il connait ce gars qui s'attache à décrire comment réunir autour de lui une immense quantité de bonnes actions et qu'il ait été fier de me rencontrer.
Vous etes très ouvert sur le fait que vous soyez « gay ». Est-ce que vous pensez que votre sexualité a affecté votre approche du mouvement environnemental ?
La plupart des gens qui sont homosexuels traversent une période ou ils remettent tout en doute, ou ils questionnent les normes sociales régulieres. Une fois cela fait vous vous rendez compte que par le simple fait d'avoir soulevé ces doutes, même si c'est pour finalement parvenir à une reponse bourgeoise et ennuyeuse, cela vous libère du simple fait que vous êtes parvenu a votre propre jugement plutôt que de vous contenter de suivre celui qui a été celui de vos parents ou de vos grand-parents .
Peut-être que ce que j'essaye de faire à travers la question environnementale c'est de dire de la même façon, ne vous laissez pas entraîner dans ce truc juste parce que quelqu'un d'autre vous en parlé. Interrogez vous vous mêmes ou nous pouvons faire le meilleur effort de telle sorte que les générations futures en voyant ce que nous avons fait diront « Ils en ont fait beaucoup avec le peu d'argent qu'ils ont dépensé. »

John Allemang est des principaux journalistes du Globe and Mail.

Meleze-formation ne partage pas a 100% les thèses de Lomborg mais trouve excellent qu'il remette violemment en cause le travail de l'ONU car la première chose a faire est de sortir du cadre de cette institution, dans une sorte de G 20, ou dans une agence mondiale de l'environnement ou encore dans une banque du climat pour trouver l'efficacité dont nous avons besoin.

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